| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « nov | jan » | |||||
| 1 | 2 | |||||
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 |
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 |
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |
| 31 | ||||||
Le temps hésite à l’été déclinant,
un temps d’avant-tempête, de nuits ailées,
où la chair songe au plein midi
et les chevaux de lunes rondes,
de galops furieux au zénith.
Dans les collines ombrées de cirses et de cyprès
le souvenir demeure du marcher vertical
sous le ciel à courbe d’oeuf,
le front cognant à la lumière,
le peut-être pays où repartir.
Rejoindre l’oiseau piailleur et le héron placide,
pérégriner de chair à feuille, de sève à fruit,
aller droit devant vers l’enfin-pacifié
avec le poids des âmes au souffle long.
De tout à tout on entend vivre !
Comme amants penchés au bastingage,
boire l’horizon qui se couche là-bas.
Douce est la peur et son doute d’elle-même
quand la brave chair têtue travaille
comme l’aubier pour un cerne nouveau.
Si l’écho dit que le jour est fini,
nie l’écho, nie ! nie !
Le vent fatigué recueillera les mots,
cairns de paroles isolés dans la brume,
ciel passé au peigne fin des amis.
Nul n’entend les sanglots de la durée
s’il n’est une musique entre écorce et bois dormant.
Nul ne pétrit la glaise
si ce n’est pour la très-blanche maison
et le chant inépuisable des songes vifs.
Loïc Collet