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( d’après le Ps. 59 )
Ceux qui veulent nous détruire
se tiennent à la porte.
Les voici en embuscade
sur nos terres et sur les ondes.
Du matin au soir,
ils tournent en rond,
comme des chiens affamés,
sur les remparts de la ville.
Ils étalent les corps meurtris,
encensent et défigurent,
hurlent mensonges et blasphèmes,
invitent aux reniements.
Prisonniers de l’orgueil, ils vantent
et vendent leurs performances.
Leur sagesse est buisson
de ténèbres.
Dieu, tu nous vois, tu nous entends,
tu connais l’enfer
de nos délires.
Point n’avons besoin de te réveiller.
Comment supportes-tu
ce qui blesse la chair de l’homme,
ce qui abîme sa conscience
et délite sa foi ?
Berger de l’être,
tu déplores le malheur
de l’homme par l’homme.
Ton souffle de sagesse
traverse nos obscurités.
Dieu, ma citadelle,
mon lieu où m’abriter,
aux jours de doute et de détresse.
Toi, ma force,
je chante pour toi.
Je poétise ton énergie.
Je jubile, au matin, de ton chérissement.
Yvonne Leray