Voici le temps
où l’avenir tient dans l’enfant
le temps du rêve
qui sur les fantômes se lève
Le cheval sans son licou fuit
le vieux pays
comme s’en vont en ribambelle
les hirondelles
Et chacun construit le palais
de ses secrets
avec son rire et sa souffrance
en transparence
De là cette nouvelle flore
multicolore
semant d’émaux l’obscurité
de la cité
Avec ses mots, ses cris aigüs
si ambigüs
l’homme à venir tisse sa toile,
hisse la voile
Loïc Collet