Archive pour nov  

PRETRE, POURQUOI PAS ?

Gabriel arrive de l’école, ce soir, et s’isole dans un coin de la cuisine pour jouer avec son Meccano. M’man ne lui demande jamais de raconter ses journées à l’école. Aujourd’hui ce serait pire que tout, si elle le faisait. Deux gendarmes sont rentrés dans la classe et ont demandé : « Qui a un lance-pierre parmi vous ? ». Evidemment personne n’a répondu.

Lire la suite de cet article »

CUEILLETTE

Il court dans les couloirs d’une ville désaffectée.

La peur le prend, d’une tranchée

creusée en travers de la rue par des malfaisants.

Tant de tristesse s’étale sur les trottoirs

qu’on n’en finit pas de la bitumer

et de pousser les gens sous les voitures.

« Circulez ! Circulez ! », crie l’agent de ville.

Par bonheur un bus arrive.

L’homme s’y engouffre à la hâte, avec ses larmes.

Lire la suite de cet article »

DE MERE VIETNAMIENNE

Il croyait que Paris serait la dernière ville où il habiterait, où il pourrait enfin déposer son sac et les souvenirs qui lui scient les épaules. Mais non ! Il doit encore partir. Il remplit les cantines qui le suivent depuis son enfance.

Lire la suite de cet article »

VIEILLIR SANS ETRE VIEUX

Dans son ouvrage: « La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller. Vieillir sans être vieux » (Ed. Robert Laffont), Marie de Hennezel s’adresse à sa génération, celle des 55-75 ans, qui bénéficiera d’une tranche de vie supplémentaire par l’augmentation de l’âge moyen. Elle l’invite à inventer un nouvel art de vieillir, dans une société où la vieillesse est désignée souvent comme un « naufrage », un « désastre ». Des mots qui disent le dégoût, la peur que nous inspirent  la vieillesse, la souffrance de vieillir et la mort. Une peur qui la saisit, elle-même, au début de la rédaction de son livre. Mais elle avertit que « le pire n’est pas si sûr », à certaines conditions.

Lire la suite de cet article »

DEMONS, ANGES, IMAGES DU SOI

Les congés sont une période où circulent, entre les gens, d’innombrables cartes postales représentant des anges ou des démons. Qu’y a-t-il de plus plaisant que d’adresser à un ami l’image d’un ange somptueux d’un Léonard de Vinci annonçant à Marie qu’elle serait mère ? Ou de plus piquant que d’expédier l’image du diable anguleux qui surveille Paris du haut de sa corniche à Notre Dame ? Sarabande d’esprits « malins » ou intentions qui s’ignorent ?

Lire la suite de cet article »

LIBRE EN CELLULES

L’ouvrage de Marie Thérèse Esnault, « Libre dans ma cellule », a un titre volontairement provocant : Peut-on être libre dans une prison, dans sa propre histoire personnelle, dans la « vie religieuse » au sein d’un collectif d’Eglise ? A la fin de son introduction, l’auteur écrit : « J’ai conquis une certaine liberté et je peux dire qu’aujourd’hui je me sens de plus en plus libre dans ma cellule ! » (op.cit.p.15).

 

Lire la suite de cet article »

RACONTEE APOCRYPHE DE NOEL

Le récit de la naissance de Jésus est connu habituellement par le texte de l’évangile de Luc (Lc 2, 1-21). On le date des environs de l’an 80. Assez rapidement sans doute d’autres récits sur le même évènement ont dû circuler parmi les Chrétiens. Mais ils n’ont pas eu la même autorité que les écrits reconnus par certains pasteurs célèbres de l’Eglise. Ainsi, les Evangiles, les Actes des apôtres, les premières lettres de Paul, de Pierre et de Jean, l’Apocalypse, selon la liste énumérée par saint Irénée, un peu avant l’an 200. Malgré cela des récits extérieurs à ces « règles » (canôn, en grec) ont continué à susciter de l’intérêt car leur manière de raconter les évènements répondait à l’attente de certains Chrétiens. Ainsi le « Protévangile de Jacques » composé à la fin du 2e siècle et rangé désormais parmi les « apocryphes ».

Lire la suite de cet article »

A L’ENCRE SYMPATHIQUE

Je t’avertis, j’écris à l’encre sympathique

Je ne te dirai pas où s’achète le réactif.

Lire la suite de cet article »

TOUT AUTRE QUE NOUS

(d’après le Ps. 79)

Dieu,

Dans les jours anciens…

Lire la suite de cet article »

|