(d’après le Ps.104)
Les ciels s’étirent au-dessus de nos têtes
Nous déployons pour toi, Dieu, une tente
Les nuages glissent sur l’horizon
Tu te dresses sur un char et avances sur les ailes du vent
Nous rêvons comme un enfant.
Sur tes épaules nous posons l’univers
Les planètes ne chancellent pas.
L’abîme couvre la terre d’un grand manteau
Les étoiles deviennent des escales pour nos pas
Nous rêvons comme un enfant.
Les montagnes se déchirent
Des sources jaillissent de leur sein
Des torrents bondissent comme des cerfs
Le bouquetin debout sur son rocher veille sur la vallée
Nous nous réjouissons comme un enfant.
L’âne sauvage peut étancher sa soif
Les arbres se rassasient de sels et d’eau
Dans leurs feuillages les volatiles donnent de la voix
Dans les cèdres les oiseaux nidifient
La cigogne a sa maison dans les cyprès.
Nous chantons comme un enfant.
Voici la mer aux larges mains
Là vont les navires
Et le Léviathan pour jouer avec l’homme
Dans ses profondeurs les petits animaux
Luttent avec les grands
Tous guettent leur proie.
Nous rêvons de tuer le Léviathan
Le soleil et la lune découpent le temps
L’homme sort pour son travail chaque matin
Tu l’accompagnes dans son labeur
De la terre il fait sortir le pain
Il presse les grappes et le vin jaillit.
Nous croyons en ta présence
Mon être-au-monde
Chante Dieu
Mon être-en-Dieu
Chante le monde
Yvonne Leray