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Archive de la catégorie 1 - Enfances

LA GRANDE BUEE ET LE LAVOIR

Pendant l’été il n’est pas question de passer grand temps aux travaux de la maison, au ménage, à la couture, ni même au lavage. Tous, hommes, femmes, enfants, tous sont occupés dans les champs, à la fenaison, à la moisson, au battage. Mais quand le blé est au grenier, on peut revenir aux affaires de la maison.

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LES OISEAUX ET LE LIEVRE

Il n’y a pas de saison pour tuer le cochon et faire le « boudin ». Mais on sait qu’au bout d’un an il n’y a plus rien dans le charnier et que le goret à pendre à l’échelle n’est pas toujours prêt ! Alors, est-ce qu’on peut tout de même manger un peu de viande ?

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LE BOUDIN

Il y a une grande occasion de faire la fête avec les voisins, c’est quand on tue le cochon. On l’a bien soigné pendant une année, il a rendu service en mangeant les épluchures et beaucoup de restes, il buvait l’eau de vaisselle après le repas, il grossissait sous l’œil attentif de Maman. Car un cochon est beaucoup plus fragile qu’une vache, il peut mourir en deux jours et, ensuite, il y a une année presque sans viande !

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LA BATTERIE

Le plus gros travail, c’est tout de même la batterie. Jusque là Papa et Maman se sont débrouillés tout seuls dans les champs, avec leurs enfants. On s’occupe d’abord de l’orge, de l’avoine, puis du blé. La moisson du blé est la plus grosse affaire.

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A DEUX POUR MOUDRE

Aujourd’hui, après avoir fait ses devoirs, Claire entend sa maman lui demander : « Est-ce que tu irais moudre le grain au cellier ? ». C’est un rude travail. Ce n’est pas comme pour le blé que l’on porte directement  chez le meunier et il nous le rend en farine, moins bien sûr la bonne part qu’il garde pour lui. Il dit que lorsqu’il change la grande meule c’est une fortune qu’il dépense.

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LE COUSIN COMMUNISTE

La consigne est souvent  répétée : « N’allez pas sentir votre nez chez les autres ». On ne s’occupe pas des affaires des autres, chacun est maître chez soi, on n’a pas à fourrer son nez n’importe où.

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PLUTOT UN MURMURE

Une fois par semaine, Maman prend la baratte qui est rangée derrière la porte d’entrée. Elle va faire du beurre. Elle met la baratte au milieu de la « place », c’est-à-dire le milieu de la pièce où il n’y a aucun meuble. Il faut de l’espace pour faire tourner le fût. Ce n’est plus la baratte d’autrefois qui était un genre de petit tonneau, avec un batteur à l’intérieur qu’on actionnait de haut en bas. C’est un petit fût aussi, mais il tourne sur lui-même grâce à une manivelle.

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LA POUPEE

Quand les copines de Claire, à l’école, lui demandent : « A quoi tu as joué, hier jeudi ? », elle est bien ennuyée pour répondre. Elle pourrait dire quelquefois : « A la marelle ». C’est un jeu qu’on voit à l’école et on n’a pas de peine à faire de même à la maison, il suffit de tracer sur le sol.

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LES PETITES MAINS

S’il n’y avait que les poules à soigner, Claire aurait le temps de « beurdasser » (traîner sans avancer le travail) comme elle voudrait. Mais il y a tant à faire ! Et c’est  toujours la question de Maman, douce mais ferme : « Est-ce que tu irais… ? Est- ce que tu ferais… ? ». En avant pour les petites mains !

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LE BREIL DU COQ

Quand elle est revenue à la maison en fin de journée, Claire n’a pas fini avec l’école ! Elle a encore des devoirs à faire. Mais pour elle ce n’est pas plus difficile qu’avec la maîtresse. Elle est là, seule, avec les mots et les chiffres. Tout a une place dans sa tête. Et si elle hésite pour une opération à calculer, elle peut demander l’aide à son papa.

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